Beni immateriali in azione

intangible heritage tangible communities

*Patrimonio immateriale del Molise

Pubblicato da benimmateriali su 9 Dicembre 2009

 

finalmente è uscito

CONOSCENZE: PATRIMONIO IMMATERIALE DEL MOLISE
a cura di Emilia De Simoni
BetaGamma, Viterbo 2009
pp. 160
ISSN 1827-0069

Il numero monografico della rivista Conoscenze dedicato al patrimonio immateriale del Molise presenta alcuni risultati del progetto di etnografia visiva avviato, nel 2005, dal Museo Nazionale delle Arti e Tradizioni Popolari, attualmente Istituto Centrale per la Demoetnoantropologia, e dalla Direzione Regionale per i Beni Culturali e Paesaggistici del Molise. Il volume, curato da Emilia De Simoni, responsabile del progetto di ricerca, contiene un saggio di Renato Cavallaro sulle campagne fotografiche realizzate in Molise, tra il 1972 e il 1975, per conto del Museo. Ai testi introduttivi della curatrice, relativi all’etnografia visiva e alla ricerca condotta tra il 2005 e il 2009, seguono le schede di 13 feste molisane: Santa Cristina a Sepino, Sant’Antonio Abate a Colli a Volturno, Sant’Anastasio ad Acquaviva d’Isernia, San Biagio e San Leo a San Martino in Pensilis, il Carnevale dei Mesi a Bagnoli del Trigno e a Cercepiccola, il Carnevale dell’Uomo Cervo a Castelnuovo al Volturno, il Carnevale del Diavolo a Tufara, San Giuseppe a Casacalenda e a Termoli, la Processione del Cristo Morto a Isernia, la Pagliara a Fossalto. Le schede sono accompagnate da un corredo iconografico che sottolinea le fasi principali degli eventi festivi. In appendice vengono riportati: un indice cronologico della ricerca, suddiviso per località, date e temi; una bibliografia generale; un percorso fotografico relativo a tutte le feste documentate.

 

I N D I C E

Presentazioni

p. II    Antonia Pasqua Recchia
p. IV   Ruggero Martines
p. V    Francesco Scoppola
p. VI   Stefania Massari

Patrimonio immateriale del Molise

p. 1     Emilia De Simoni: Etnografia visiva tra mappa e territorio
p. 7     Renato Cavallaro: Le campagne fotografiche in Molise per il Museo Nazionale delle Arti e Tradizioni Popolari (1972-1975)
p. 17   Emilia De Simoni: La ricerca sul patrimonio immateriale del Molise (2005-2009)
p. 31   Donato D’Alessandro: Appunti di ricerca

Testi e immagini*

p.  33   Sepino: Santa Cristina
p.  38   Colli a Volturno: Sant’Antonio Abate
p.  42   Acquaviva d’Isernia: Sant’Anastasio
p.  47   San Martino in Pensilis: San Biagio
p.  52   Bagnoli del Trigno: Carnevale, Mesi
p.  59   Cercepiccola: Carnevale, Mesi
p.  65   Castelnuovo al Volturno: Carnevale, Uomo Cervo
p.  71   Tufara: Carnevale, Diavolo
p.  79   Casacalenda: San Giuseppe
p.  88   Termoli: San Giuseppe
p.  95   Isernia: Processione del Cristo Morto
p. 102  San Martino in Pensilis: San Leo, Carrese
p. 112  Fossalto: Pagliara

Appendice

p. 119   Indice cronologico della ricerca 2005-2009
p. 124   Bibliografia generale
p. 135   Ringraziamenti
p. 137   Percorso fotografico

*Testi di Emilia De Simoni – Fotografie di Donato D’Alessandro e Emilia De Simoni

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*Un articolo di Françoise Héritier su Claude Lévi-Strauss

Pubblicato da benimmateriali su 4 Dicembre 2009

Riceviamo da Patrizia Ciambelli la segnalazione
di un significativo articolo di Françoise Héritier su Claude Lévi-Strauss

Claude Lévi-Strauss (28 novembre 1908 – 30 octobre 2009)

Claude Lévi-Strauss n’est plus de ce monde, ce monde qu’il n’aimait pas et où il ne se reconnaissait plus de longue date, qu’il avait délibérément quitté depuis ses deux accidents à intervalle d’un an qui le laissèrent diminué physiquement et le cloîtrèrent chez lui. Il allait avoir 101 ans. Il a réussi, malgré ce grand âge, cet âge qu’il n’aurait pas dû avoir selon la formule délicieusement ironique qu’il utilisait parfois à son endroit, à nous surprendre, à mourir alors que nous regardions ailleurs, pris dans l’obsédante frénésie du quotidien. Il nous a quittés sur la pointe des pieds, avec la délicatesse et la discrétion qui étaient sa marque de fabrique, car il n’aurait pas aimé être accompagné des pompes de l’État ou même d’institutions universitaires ou académiques, bien qu’il sût que sa disparition entraînerait un séisme mondial. C’est vrai que l’annonce de son décès a provoqué une sorte de vague géante d’intérêt journalistique, un tsunami vite monté et aussi vite retombé, laissant place pour plus tard à des réflexions reposées sur l’homme et sur son œuvre. Par son choix, il a protégé sa famille, l’idée qu’il se faisait de lui-même et même ses collègues et amis, anthropologues en premier, dont il savait quelle serait l’émotion. Et il est resté fidèle jusqu’au bout à ses convictions sur l’être au monde et à sa détestation du « mondain ».

Cet homme austère, ce grand anthropologue reconnu et admiré, avait donc peu de goût pour l’humanité. On l’a souvent accusé de misanthropie. Lui-même met en avant son amertume et ses désillusions. Elles transparaissaient déjà dans Tristes tropiques en 1955, où il parle de cette « civilisation proliférante et surexcitée » qui laisse derrière elle « des terrains vagues grands comme des provinces [...] et un relief meurtri », ou un milieu urbain fait d’ordures, de ruines, de suintements. Dans Le Magazine littéraire de juin 1993, il dit : « Je suis pénétré d’une sorte de morale ultime : ‘rien n’est’. Naturellement, pour vivre, il faut faire comme si les choses avaient un sens ; c’est une morale provisoire pour la vie, mais une morale de deuxième ordre » (Catherine Clément, « Leçon de structuralisme appliqué », Le Magazine littéraire n° 311, 1993 : pp. 22-26). Et ailleurs, dans Jeune Afrique en 1983, il s’exprime sur la différence entre « le caractère pernicieux de la doctrine raciste » et le peu de sympathie que des gens peuvent éprouver les uns pour les autres dans des contextes culturels différents : « Ce qui me semble actuellement dangereux, c’est, bien sûr, l’homogénéisation de la planète à laquelle on assiste mais, plus encore, la vertu doctrinale qu’on lui prête. Pourquoi faudrait-il que tout le monde aime tout le monde ? Ce serait nocif… et c’est impossible », et il ajoute, pour expliquer le peu d’intérêt qu’il a porté aux sociétés africaines, qu’il s’était toujours senti « l’homme des tropiques vides » (Jeune Afrique n° 1171, 15 juin 1983 : pp. 51-53). A-t-il su, avant de mourir, que l’Afrique venait d’atteindre le milliard d’hommes ?

Paradoxalement, cet homme pudique, réservé, peu enclin aux épanchements, nous a beaucoup dit sur lui-même et c’est une des raisons, je crois, qui rendent son œuvre à la fois intellectuellement excitante et si attachante. Il l’a fait aussi bien dans ses ouvrages que dans son enseignement (dont une grande et mémorable partie a été dispensée dans le cadre de la VIe section de l’EPHE, devenue ensuite l’EHESS) et dans les nombreux entretiens qu’il a accordés. Au-delà de ce pessimisme fondamental dont j’ai fait état (« Le monde a commencé sans l’homme et s’achèvera sans lui », Tristes tropiques »), nous savons qu’il aurait aimé être peintre ou architecte de théâtre, qu’il aimait et savait bricoler le bois et aller à la cueillette des champignons, qu’il n’aimait pas l’écriture, tâche exténuante, que la musique l’accompagnait au quotidien au point qu’il a construit certains de ses ouvrages selon des conceptions musicales, qu’il n’avait pas apprécié les événements de 1968, qu’il préférait le shintoïsme (« qui ne trace pas de lignes de démarcation entre le végétal et l’animal, ni entre l’homme et l’animal ») au bouddhisme, qu’il était séduit par le Japon où il alla pour la première fois en 1977, qu’il préférait Rousseau à Diderot, et bien d’autres choses encore que je ne peux toutes énumérer. Tout cela circonscrivait une figure, fermement dessinée, impérieuse même, avec laquelle on pouvait ne pas être d’accord mais qui en imposait. Avant qu’il prenne sa retraite, lorsqu’il prenait la parole lors des assemblées de l’École, certains de ses contemporains se souviendront de l’impressionnant silence dans lequel il était écouté. Car sa voix, un peu voilée mais pourtant fermement timbrée, était de celles qu’on n’oublie pas et son discours, tendu comme un arc, économe d’effets, avait l’art, malgré l’agencement complexe des phrases, de toujours retomber impeccablement sur ses pieds.

Tout aussi paradoxalement, cet homme pudique et distant en apparence était aussi un homme attentif, fidèle et fondamentalement sensible, qui prenait à cœur les problèmes de ses proches quels qu’ils fussent et les aidait discrètement à les résoudre, et qui ressentait avec émotion les attentions qu’on lui témoignait. Le nombre de personnes qui, ayant croisé sa route, en ont tiré un grand bénéfice dans l’orientation de leur vie est plus grand qu’on ne l’imagine. J’en ai connu moi aussi les effets : si je ne l’avais pas rencontré en 1955 et si je n’avais pas toujours trouvé un appui intellectuel auprès de lui, je ne serais pas ethnologue ni ce que je suis devenue. Pourtant, il n’a jamais voulu faire école ; il n’a jamais dicté sa loi. Ceux qui se ressentent tels peuvent se dire son disciple, mais il n’y a pas eu d’école structuraliste ou lévi-straussienne de pensée, organisée par lui volontairement. Il a vu d’ailleurs avec déplaisir se faire des amalgames dans la presse entre la méthode structurale qu’il mettait au point en anthropologie et des « applications » (ou ce qui était perçu ainsi) par d’autres auteurs ou dans d’autres disciplines : Lacan, Foucault, Derrida…

Il y a de plus deux structuralismes chez Lévi-Strauss. On pense le plus souvent à celui des Mythologiques, cette tâche immense à laquelle il s’est astreint jour après jour pendant des années où sur un ensemble restreint de variantes de mythes indiens (Amérique du Nord et du Sud), il met en application une méthode complexe où ce qui compte, ce sont les relations qu’entretiennent entre eux les objets et non les objets eux-mêmes, en utilisant pour les décrypter des codes – dont l’existence est universelle si les ordonnancements internes et les focalisations sont particulières – : codes alimentaires, culinaires, sexuels, animaliers, spatiaux ou temporels, etc. Il met ainsi en évidence le mouvement de la pensée qui conduit à l’élaboration culturelle du mythe dans ses variantes comme « pâte feuilletée » (« Marcel Detienne, par-delà l’hellénisme : expérimenter et comparer », entretien avec Charles Illouz et Alexandre Tourraix, Genèses 73, déc. 2008 : pp. 97-114.) ; ce qu’il explique, eu égard aux catégorisations binaires qu’il fait apparaître comme majeures, par le fonctionnement du cerveau, lequel non seulement fonctionne de la même manière partout et dès les origines (ce qui est indubitable), mais encore travaillerait de façon structurelle comme un ordinateur, en mode binaire, imposant ainsi cette marque de fabrique à la création mythique en particulier (ce qui est aujourd’hui totalement controuvé).

Le structuralisme à l’œuvre dans les Structures élémentaires de la parenté est de nature différente. Il s’agit de retrouver un ordre sous-jacent dans le désordre et le fouillis apparent des usages des sociétés étudiées par l’histoire et par l’ethnologie. Il y parvient, au moins pour les structures élémentaires de l’alliance, en découvrant des lois qui gouvernent les choix matrimoniaux, grâce à la mise en évidence de composantes discrètes en nombre limité dont les combinatoires, bien qu’offrant toutes sortes d’adaptations locales, sont elles aussi en nombre limité. C’est, on le voit, une approche d’une autre nature que celle des mythes, dans son but et dans ses modes de réalisation.

Naturellement les théories de Claude Lévi-Strauss n’ont pas été approuvées sans réserve. Dans certains cas – je pense à l’atome de parenté ou à la formule canonique des mythes –, il put y avoir des débats fort abscons. Sur la question de l’alliance matrimoniale, il y a toujours débat entre ceux qui récusent la notion d’échange et les autres, ou entre ceux qui postulent l’existence de stratégies collectives obéissant à la norme et ceux qui ne voient que le simple effet cumulatif de choix individuels. Dans la Conférence Marc Bloch qu’il prononça en 1984, Claude Lévi-Strauss exposait le débat en ces termes : « Ce que nous prenons pour une structure sociale d’un type particulier ne se réduit-il pas à une moyenne statistique résultant de choix faits en toute liberté ou échappant au moins à toute détermination externe ? […] Cette critique, qui traîne un peu partout, s’inspire d’un spontanéisme et d’un subjectivisme à la mode. Faudrait-il donc renoncer à découvrir dans la vie des sociétés humaines quelques principes organisateurs, n’y plus voir qu’un immense chaos d’actes créateurs surgissant tous à l’échelon individuel et assurant la fécondité d’un désordre permanent ? » Nous connaissons sa réponse à la question.

Ces critiques que j’ai privilégiées ici s’en prennent au cœur même du système de pensée lévi-straussien : il existe un ordre sous-jacent au désordre empirique et le social, construit par l’homme, n’est pas différent sur ce plan des champs des sciences physiques, de la nature et du vivant. Ces critiques toujours actuelles sont exactement de même nature que toutes celles qui, au cours des décennies précédentes, ont opposé la pensée de Sartre à celle de Lévi-Strauss, ou opposé l’attitude historienne qui privilégie le changement à une attitude anthropologique qui privilégierait l’immuabilité de la structure, ou encore les tenants de la diversité à ceux de l’universalisme. C’est un jeu de gigogne sur des attendus et des niveaux différents mais où s’incarnent toujours d’un côté l’individu (ou l’événement), de l’autre la norme collective (ou la structure). Les débats, qui ont fait rage parfois, ont culminé, me semble-t-il, dans l’incompréhension de bien des lecteurs de ce qui leur a paru être une contradiction ou un virement de bord de la pensée de Lévi-Strauss lorsqu’il publia à l’Unesco, Race et culture après avoir publié Race et histoire : on l’accusait en gros de passer de l’universalisme au relativisme. Il n’en était rien mais dans cette dichotomie forcée on oubliait que le postulat majeur (dialectique ?) de Lévi-Strauss est celui-ci, du moins tel que je le conçois : il ne peut y avoir de recherche d’un universalisme sous différentes formes (lois, invariants c’est-à-dire questions qui se posent à l’humanité) que s’il existe une diversité et une hétérogénéité – c’est-à-dire une différentiation culturelle reconnaissable, évidemment respectable, mais aussi transformable et mobile – entre sociétés. L’anthropologie structurale se doit de tenir comme nécessaires les deux bouts de la chaîne.

Il n’est pas possible, dans le cadre de cet article, de faire le tour des apports de Claude Lévi-Strauss et des questionnements parfois acerbes qu’il a suscités. Je voudrais néanmoins insister sur le fait que la plupart sont d’une très grande importance, tant intellectuelle que politique, à l’heure actuelle. Il est d’autres questions, plus clairement anthropologiques, qui restent à mes yeux en suspens : pourquoi n’a-t-il pas voulu étendre la capacité explicative de la méthode structurale d’analyse des mythes à d’autres régions du monde que le continent américain ? Ou comment se fait-il que dans son modèle théorique de la construction du social à partir de la prohibition de l’inceste – seule loi universelle à ses yeux-, il n’ait pas vu qu’il fallait qu’existât et fonctionnât simultanément une « valence différentielle des sexes » (que j’ai mise en évidence par la suite) dont l’existence est absolument nécessaire pour que les hommes aient eu le droit de disposer de leurs filles et de leurs sœurs pour les échanger contre celles d’autres hommes, – loi également universelle mais qui fut considérée longtemps comme étant un fait de nature alors qu’elle relève de l’interprétation cognitive de quelques faits « butoirs pour la pensées », et qui peut changer puisqu’elle fut agencée par l’esprit des humains.

L’œuvre de Claude Lévi-Strauss nous surplombe. Elle est, pour tous les intellectuels, d’une richesse et d’une force telles que, nonobstant les critiques fondées sur des lectures parfois trop rapides ou sur des incompréhensions fondamentales qui ne peuvent disparaître qu’après illumination, nous ne pouvons, nous anthropologues, que l’avoir à l’horizon de nos propres démarches, obligés que nous sommes, à un moment ou à un autre, de nous confronter à elle.

Mais l’homme aussi demeure, avec ses troublantes ambiguïtés face au monde dans lequel il vivait. Celui que je préfèrerai toujours, ce n’est pas l’homme courtois au regard perspicace dont l’abord impressionnait toujours, c’est celui qui, devant un petit groupe de Nambikwara nus, entassés et endormis sous un pauvre abri de feuilles contre des pluies torrentielles, ressent un sentiment profond de compassion à l’égard de cette « humanité si totalement démunie » où se retrouve cependant « quelque chose comme l’expression la plus émouvante et la plus véridique de la tendresse humaine », Tristes tropiques.

Où l’on voit que la froideur et l’insensibilité mythiques de Claude Lévi-Strauss sont vraiment des légendes, et son amertume à mettre au compte de son déchirement entre l’image solitaire de la tendresse dans le dénuement et celle, globale, de la corruption organisée.

Françoise Héritier
Professeur honoraire au Collège de France et à l’EHESS

fonte: La Lettre de l’EHESS

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*Scuola di Specializzazione in beni demoetnoantropologici

Pubblicato da benimmateriali su 26 Novembre 2009

Scuola di Specializzazione in BENI DEMOETNOANTROPOLOGICI

Castiglione del Lago (Perugia)

La Scuola di Specializzazione in beni demoetnoantropologici dell’Università degli Studi di Perugia, istituita in base al Decreto Ministeriale 31 gennaio 2006 “Riassetto delle Scuole di specializzazione nel settore della tutela, gestione e valorizzazione del patrimonio culturale”, ha lo scopo di curare la preparazione scientifica nel campo delle discipline demoetnoantropologiche impegnate nella conoscenza dei beni culturali e di fornire competenze professionali nell’ambito di attività per cui “Lo Stato, le regioni, le città metropolitane, le province e i comuni assicurano e sostengono la conservazione del patrimonio culturale e ne favoriscono la pubblica fruizione e la valorizzazione (Codice dei beni culturali e del paesaggio art.1) con attenzione particolare, nell’ambito della fruizione e valorizzazione, agli Istituti e luoghi della cultura (Codice articolo 101) e al museo in quanto struttura permanente che acquisisce, conserva, ordina ed espone beni culturali per finalità di educazione e di studio” (ibid.). Essa intende riferirsi, nella formazione, anche alla “Carta delle professioni museali” dell’ICOM-Italia (“International Council of Museums”, aderente all’UNESCO) e alla Convenzione UNESCO sulla Salvaguardia del Patrimonio Culturale Immateriale condivisa dallo Stato italiano. Rilascia il diploma di specialista in beni demoetnoantropologici con l’indicazione del curriculum seguito. Gli specializzati dovranno essere in grado di operare con funzioni di elevata responsabilità relativamente al patrimonio antropologico: nei competenti livelli amministrativi e tecnici del MIBAC; nei musei e nelle altre strutture pubbliche preposte alla catalogazione, tutela, conservazione, restauro, gestione, valorizzazione e allestimento; in strutture pubbliche e private che abbiano funzioni e finalità organizzative, culturali, editoriali e di ricerca; in organismi privati, fondazioni, ONG, organismi internazionali operanti nel settore del patrimonio antropologico; nella prestazione autonoma di servizi altamente qualificati, nell’ambito della ricerca, della conoscenza critica, della catalogazione, della didattica.

Bando 2010

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*MiBAC: forse ripristinato il profilo di Demoetnoantropologo…

Pubblicato da benimmateriali su 20 Novembre 2009

 Chiarimenti nei prossimi giorni

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*MiBAC: ricomparsa dei profili DEA?

Pubblicato da benimmateriali su 17 Novembre 2009

Un aggiornamento dalla SIMBDEA: 

 
Dopo settimane di lettere inviate da tutta Italia per scongiurare l’abolizione del profilo di Demoetnoantropologo nei ruoli del Ministero per i beni e le attività culturali, dopo la raccolta firme lanciata online che ha raggiunto 1260 firmatari, dopo lunghi incontri e la formazione di un Comitato unitario con AISEA, ANUAC e SIMBDEA, vi mandiamo un breve e provvisorio aggiornamento. Oggi, 16 Novembre, si svolge una riunione del Consiglio Superiore dei Beni Culturali nella quale è all’odg il mantenimento del profilo demoetnoantropologico e le Prof.sse Ghedini e Dalai relazioneranno al riguardo. Il Comitato di Settore per il Patrimonio Storico, Artistico ed Etnoantropologico del Mibac presieduto da Marisa Dalai, riunitosi il 5 novembre scorso ha ascoltato Vito Lattanzi in qualità di portavoce delle associazioni AISEA,  Ass.Naz. Antropologi Culturali, Simbdea, Coordinamento Funzionari Demoentoantropologi MiBAC e ha sottolineato  l’opportunità di mantenere il profilo richiamando la realtà ormai operante delle Scuole di Specializzazione anche in  Beni demoetnoantropologici.

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*Claude Lévi-Strauss: “Le penseur des mondes perdus”

Pubblicato da benimmateriali su 8 Novembre 2009

levi strauss

Le penseur des mondes perdus

Par Antoine De Gaudemar 4/11/2009

«Je hais les voyages et les explorateurs.» Cette phrase, la première et la plus célèbre de Tristes Tropiques, n’était pas qu’une boutade provocatrice. Claude Lévi-Strauss, mort vendredi à 100 ans, ne raffolait pas des expéditions. Il l’admettait lui-même. Passé l’enthousiasme des premières explorations, le savant préféra de loin l’ombre des bibliothèques pour construire son œuvre. Comme madame de Staël, il reconnaissait que «voyager est, quoi qu’on puisse dire, un des plus tristes plaisirs de la vie» et, comme beaucoup de ses confrères, il a ressenti plus d’une fois sur le terrain l’illusion de la course aux vestiges d’une réalité disparue. «Tel je me reconnais, voyageur, archéologue de l’espace, cherchant vainement à reconstituer l’exotisme à l’aide de parcelles et de débris», écrivait-il en 1955. Malgré sa mélancolique modestie, c’est pourtant à partir de ses enquêtes dans la savane et la forêt brésiliennes des années 30 que Claude Lévi-Strauss a composé – des Structures élémentaires de la parenté à Histoire de Lynx en passant par les deux volumes d’Anthropologie structurale et les quatre de Mythologiques – une théorie d’ouvrages qui auront révolutionné l’anthropologie moderne. Rousseauiste nostalgique d’un âge d’or perdu, anxieux d’une humanité oubliant son passé et enchaînée à la tyrannie du progrès, il aura pourtant recouru à la méthode la plus rigoureuse et aux théories les plus avant-gardistes pour décrire les écroulements de la modernité. Un autre paradoxe de ce penseur et de cet écrivain, qui restera sans aucun doute comme le plus grand ethnologue du XXe siècle.

Agrégé à moins de 23 ans

Le père de Claude Lévi-Strauss était peintre, deux de ses oncles aussi. Né le 28 novembre 1908 – à Bruxelles, où il ne reste que quelques mois avant de venir à Paris -, le jeune Claude grandit dans une famille désargentée et cultivée, où la musique est aussi très présente depuis que l’arrière-grand-père, le violoniste Isaac Strauss, a collaboré avec Berlioz et Offenbach. Très vite, il collectionne des «curiosités exotiques», connaît par cœur son édition abrégée de Don Quichotte, et monte déjà des «expéditions» dans la capitale et la région parisienne.

Quand la Première Guerre mondiale éclate, son père est mobilisé et toute la famille part s’installer chez le grand-père maternel, grand rabbin de Versailles. A la fin du conflit, il entre au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, et s’intéresse dès 16 ans à la politique. Militant SFIO, il deviendra même secrétaire général de la Fédération des étudiants socialistes. Grand lecteur de Karl Marx, il écrit son premier texte, sur Gracchus Babeuf, dans une revue socialiste belge. Après une hypokhâgne à Condorcet en 1926, il entreprend des études de droit et de philosophie. Mais le droit l’ennuie et il choisit la philosophie, dont il devient agrégé en 1931, à moins de 23 ans, en même temps que Simone Weil. C’est en préparant l’agrégation qu’il fait aussi la connaissance de Maurice Merleau-Ponty, à qui il restera très lié, et de Simone de Beauvoir, qui écrira de lui : «Il m’intimidait par son flegme, mais il en jouait avec adresse et je le trouvais très drôle…»

Son premier poste de professeur le conduit à Mont-de-Marsan (Landes). La passion de la politique ne l’a pas quitté. Candidat socialiste aux élections cantonales de 1932, il voit son entreprise tourner court après un accident de voiture en compagnie de Pierre Dreyfus, futur PDG de Renault et ministre de François Mitterrand. Nommé à Laon (Aisne) l’année suivante, il découvre l’ethnologie en lisant l’Américain Robert Lowie. Une révélation pour le jeune philosophe qui cherche sa voie. Dans cette discipline encore peu connue en France, qui combine travail intellectuel et enquête de terrain, Claude Lévi-Strauss entrevoit le moyen de «concilier» sa formation et son «goût pour l’aventure».

Professeur au Brésil

C’est à cette époque qu’il lit Freud, dont il apprend que «même les phénomènes en apparence les plus illogiques pouvaient être justiciables d’une analyse rationnelle». Il fait également un lien entre la psychanalyse et la géologie, science qui le passionne depuis son enfance, comme tout ce qui touche à la nature. «Je range encore parmi mes plus chers souvenirs», racontera-t-il dans Tristes Tropiques, «moins telle équipée dans une zone inconnue du Brésil central, que la poursuite au flanc d’un causse languedocien de la ligne de contact entre deux couches géologiques». Il déduit des théories de Freud qu’en psychanalyse comme en géologie, «le chercheur est placé d’emblée devant des phénomènes en apparence impénétrables ; dans les deux cas, il doit, pour inventorier et jauger les éléments d’une situation complexe, mettre en œuvre des qualités de finesse : sensibilité, flair et goût.»

Encouragé par Paul Nizan, un lointain parent dont il admire le livre Aden Arabie et qui lui fait rencontrer Marcel Mauss, le maître de l’ethnographie, son intérêt pour celle-ci grandit. Lui qui estime avoir «l’intelligence néolithique» et que rebute la «sudation en vase clos» de la philosophie, trouve dans cette discipline – et dans les sciences humaines alors émergentes – un «souffle nouveau», où la réflexion est sans cesse rafraîchie «au grand air».

A l’automne 1934, le directeur de l’Ecole normale supérieure, qui connaît son aspiration, lui conseille de se porter candidat comme professeur de sociologie à l’université de São Paulo, au Brésil. «Les faubourgs sont remplis d’Indiens, vous leur consacrerez vos week-ends», lui dit-il curieusement. Claude Lévi-Strauss n’hésite pas. En février 1935, il embarque à Marseille pour le Brésil, dont le nom magique évoque pour lui «des gerbes de palmiers contournés», «des architectures bizarres» et l’odeur d’«un parfum brûlé». L’université de São Paulo vient de naître, avec un fort soutien de la Mission universitaire française. Parmi les enseignants se trouve l’historien Fernand Braudel, un aîné qui aidera le sociologue débutant.

Chez les Nambikwara

Quelques mois après son arrivée, Claude Lévi-Strauss réalise ses premières enquêtes de terrain, à São Paulo même, ainsi que dans l’Etat du Mato Grosso, chez les Indiens caduveo et bororo. «J’étais dans un état d’excitation intellectuelle intense. Je me sentais revivre les aventures des premiers voyageurs du XVIe siècle. Pour mon compte, je découvrais le Nouveau Monde. Tout me semblait fabuleux, les paysages, les animaux, les plantes…» L’ethnologie donne enfin un sens à sa quête intellectuelle : «Comme histoire qui rejoint par ses deux extrémités celle du monde et la mienne, elle dévoile du même coup leur commune raison… Elle réconcilie mon caractère et ma vie.»

Tandis qu’il publie dans une revue scientifique américaine un très long article sur les Bororo, une exposition montée à partir de ses premières enquêtes se tient à Paris en 1936. Elle lui vaut la reconnaissance de ses pairs du musée de l’Homme et des crédits pour de nouvelles expéditions. Celles-ci le conduiront chez les Nambikwara, une aventure de plusieurs mois dans la savane au nord du Mato Grosso qui impressionne profondément l’ethnologue, au-delà des peurs et des risques inhérents au voyage lui-même.

Les peuples à la rencontre de qui il va survivent comme ils peuvent, décimés par les maladies de l’homme blanc, mais ils ne sont encore ni soumis ni envahis. Certains n’ont jamais vu de Blancs. Dans un de ses carnets de note, il griffonne une nuit : «Le visiteur qui, pour la première fois, campe dans la brousse avec les Indiens, se sent pris d’angoisse et de pitié devant le spectacle de cette humanité si totalement démunie ; écrasée, semble-t-il, contre le sol d’une terre hostile par quelque impalpable cataclysme ; nue, grelottante auprès des feux vacillants. Il circule à tâtons parmi les broussailles, évitant de heurter une main, un bras, un torse, dont on devine les chauds reflets à la lueur des feux. Mais cette misère est animée de chuchotements et de rires. Les couples s’étreignent comme dans la nostalgie d’une unité perdue ; les caresses ne s’interrompent pas au passage de l’étranger. On devine chez tous une immense gentillesse, une profonde insouciance, une naïve et charmante satisfaction animale, et, rassemblant ces sentiments divers, quelque chose comme l’expression la plus émouvante et la plus véridique de la tendresse humaine.»

Face à l’agonie

Comme beaucoup d’ethnologues, Lévi-Strauss ressent cruellement qu’il tente de mettre en lumière et en valeur ceux-là mêmes qui sont en cours d’élimination de la surface de la Terre, sous les coups de boutoir de la «civilisation».«Moi qui gémis devant des ombres», écrit-il dans Tristes Tropiques. A cette souffrance, s’ajoute celle de ne pouvoir restituer pleinement cette agonie, aussi difficile à rendre qu’un crépuscule pour un écrivain ou un peintre. «J’avais voulu aller jusqu’à l’extrême pointe de la sauvagerie ; n’étais-je pas comblé, chez ces gracieux indigènes que nul n’avait vus avant moi, que personne peut-être ne verrait plus après ? Au terme d’un exaltant parcours, je tenais mes sauvages. Hélas, ils ne l’étaient que trop. […] Aussi proches de moi qu’une image dans le miroir, je pouvais les toucher, non les comprendre. Je recevais du même coup ma récompense et mon châtiment.» Ambivalence de l’ethnologie, entre exaltation de l’autre et compréhension de la condition humaine d’un côté, épuisement et découragement, voire dégoût, à d’autres moments. «Dans les savanes ingrates du Brésil central, combien de fois n’ai-je pas eu l’impression que je gâchais ma vie !»

Le nazisme, l’exil

En 1939, Claude Lévi-Strauss est de retour en France. Mobilisé, il fait la drôle de guerre derrière la ligne Maginot. Evacué vers Montpellier pendant la débâcle, il tente en vain de rejoindre son nouveau poste au lycée Henri IV à Paris. Finalement nommé à Montpellier, il est rapidement révoqué du fait des lois raciales de Vichy. Il choisit l’exil. Par l’intermédiaire d’Alfred Métraux et de Robert Lowie, ses maîtres en ethnologie avec Marcel Mauss, il obtient un poste à la New School for Social Research de New York, un centre d’accueil pour intellectuels européens persécutés par le nazisme. En 1941, il réussit à embarquer à Marseille, où transitent beaucoup de ceux qui cherchent à fuir la botte nazie. A bord du paquebot, ses compagnons d’infortune s’appellent André Breton, avec qui il restera très lié, Anna Seghers ou Victor Serge. Au terme d’un voyage mouvementé, il débarque à New York, une métropole qui devient pour lui un autre terrain d’investigation, une jungle urbaine aussi fascinante que la forêt amazonienne, «un immense désordre vertical et horizontal». Il commence à enseigner, sous le nom de Claude L. Strauss, comme on le lui demande à cause de la marque de blue-jeans : «Je vécus ainsi plusieurs années aux Etats-Unis sous un patronyme mutilé. Depuis, cette malheureuse homonymie n’a cessé de me hanter. Tel un fantôme. Il ne se passe guère d’année sans que je reçoive, en général d’Afrique, une commande de jeans.»

En 1942, il rallie la France libre et travaille comme speaker à l’Office of War Information. Il fréquente Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp et d’autres artistes en exil à Manhattan, court antiquaires et brocantes à la recherche de pièces d’art primitif. Un compagnonnage qui n’est pas qu’amical : «Les surréalistes ont été attentifs à l’irrationnel, expliquera-t-il. Ils ont cherché à l’exploiter du point de vue esthétique. C’est un peu du même matériau dont je me sers, mais pour tenter de le soumettre à l’analyse, de le comprendre, tout en restant sensible à sa beauté.» Dans le Regard éloigné, il compare ses recherches sur les mythes avec les collages de Max Ernst, et ses «rapprochements bruts et imprévus» : «Dans les Mythologiques, j’ai aussi découpé une matière mythique et recomposé ces fragments pour en faire jaillir plus de sens.»

Retour à Paris

Mais la rencontre décisive de ces années new-yorkaises a lieu avec Roman Jakobson, le théoricien de la linguistique structurale, avec qui il nouera une longue amitié. «Je faisais du structuralisme sans le savoir. Pour moi, ce fut une illumination.» Dès lors, il adapte l’outillage conceptuel mis au point pour découvrir les invariants à travers la variété des langages, à ses propres recherches sur la permanence des mythes ou des rites à travers les âges et les sociétés. Tout en côtoyant les ethnologues américains, dont Franz Boas, il travaille d’arrache-pied à la bibliothèque publique de New York, où il découvre des fonds ethnologiques très riches et entame sa thèse sur les Structures élémentaires de la parenté. «Je me suis senti assez vite homme de cabinet plutôt qu’homme de terrain», dira-t-il, anticipant le reproche qui lui a été fait d’avoir passé peu de temps sur le terrain. Malgré de nouveaux voyages, notamment au Japon qui l’attire profondément, le temps des expéditions est en effet terminé, mais les années amazoniennes vont irriguer toute l’œuvre.

L’exil aux Etats-Unis se prolonge. Nommé en 1945 conseiller culturel à l’ambassade de France, Lévi-Strauss ne rentre à Paris qu’en 1947. Quelques années plus tard, il refuse un poste à Harvard : «Je savais que j’appartenais par toutes mes fibres à l’Ancien Monde ; irrévocablement.» Affecté au musée de l’Homme, il rencontre Georges Dumézil, Michel Leiris, dont il lit l’œuvre «avec délectation», et Jacques Lacan, en qui il voit un «chaman» des sociétés modernes. Une fois sa thèse passée, il est élu en 1950 directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études. Face à la protestation d’étudiants africains, il transforme l’intitulé de sa chaire «Religions des peuples non civilisés» en «Religions des peuples sans écriture». Lévi-Strauss critique l’ethnocentrisme occidental et défend un certain relativisme culturel. La connaissance des sociétés traditionnelles l’incite à penser que toutes les cultures, si diverses soient-elles, ont leur place et qu’aucune ne surclasse les autres. A la veille de la décolonisation, ce débat est très important. Il tourne à la polémique quand Roger Caillois attaque un petit livre de Lévi-Strauss, Race et Histoire, une commande de l’Unesco publiée en 1952. Mais cette défense de la diversité des cultures contre l’uniformisation du monde deviendra un classique de l’antiracisme, dont Lévi-Strauss reprend les arguments vingt ans plus tard dans un nouveau texte, Race et Culture, qui fera aussi scandale. Car s’il persiste dans sa dénonciation du colonialisme, l’auteur pourfend cette fois les illusions du multiculturalisme et prône l’idée que les cultures, pour survivre, doivent conserver une certaine imperméabilité aux autres.

Mondialement connu

En 1955, Tristes Tropiques marque un tournant : le professeur Lévi-Strauss, justement reconnu par ses pairs universitaires et chercheurs, devient un écrivain et savant mondialement connu. Ecrit à la demande de Jean Malaurie, lui-même ethnologue et directeur de la jeune collection Terre humaine, l’ouvrage tranche avec les précédents par son style et sa liberté de ton. Convaincu, après deux échecs au Collège de France, qu’il ne ferait pas de carrière universitaire, Claude Lévi-Strauss a accepté de «repenser ses aventures» et «d’écrire pour une fois sans précaution». Récit de voyage autant qu’itinéraire initiatique, bilan autobiographique et philosophique, œuvre littéraire dans la double filiation de Montaigne et de Rousseau d’un côté, de Joseph Conrad et de Bronislaw Malinowski de l’autre, Tristes Tropiques provoque une onde de choc. L’historien Pierre Nora y décèlera même «un moment de la conscience occidentale», et saluera «un mélange étonnamment fondu de récit d’aventure, d’essai de moraliste, de philosophie des cultures, d’ethnographie érudite et de peinture de paysage, placé sous le signe de Rousseau “notre maître, notre frère” ; cinq cents pages d’oraison lyrique écrites visiblement d’un jet avec la plume de Bossuet les ramenaient, ces laissés-pour-compte de l’histoire, au foyer le plus incandescent de notre identité, en son moment le plus ébranlé de l’après-guerre». Dans cette époque d’éveil du tiers-monde, l’effet de ce plaidoyer humaniste sera immense et universel et fera de Tristes Tropiques un chef-d’œuvre de la littérature du XXe siècle.

Chef de file du structuralisme

Le premier volume de l’aride Anthropologie structurale paraît en 1958. L’année suivante, Lévi-Strauss est enfin élu à la chaire d’anthropologie sociale du Collège de France. Il y crée le Laboratoire d’anthropologie sociale, par où passera la fine fleur de l’ethnologie française, de Jean Pouillon à Françoise Héritier en passant par Pierre Clastres ou Philippe Descola… En 1962, dans la Pensée sauvage, il montre combien «la pensée à l’état sauvage, florissante dans tout esprit d’homme – contemporain ou ancien, proche ou lointain – tant qu’elle n’est pas cultivée et domestiquée pour accroître son rendement» n’a «rien de désordonné ni de confus», mais qu’au contraire, «partant d’une observation du monde qui témoigne d’une minutie et d’une précision stupéfiantes, elle analyse, distingue, classe, combine et oppose»… L’ouvrage, qui est aussi une critique de Sartre et de ceux qui ne reconnaissent pas d’histoire aux sociétés sans écriture et sous-estiment l’importance de l’ethnologie dans les sciences humaines, consacre Lévi-Strauss comme un des chefs de file du structuralisme. Pourtant, lui se sent plus proche de Georges Dumézil ou de Jean-Pierre Vernant que de Michel Foucault ou de Roland Barthes.

«Pendant vingt ans, levé à l’aube, soûlé de mythes, j’ai véritablement vécu dans un autre monde.» En 1964 paraît le Cru et le Cuit, premier volume des Mythologiques. Suivront, en une impressionnante somme, Du miel aux cendres, l’Origine des manières de table, et enfin l’Homme nu en 1971. Pour démontrer que les mythes, ces récits premiers et fondateurs, ne doivent rien à la fantaisie ni à l’arbitraire, mais au contraire à la reproduction plus ou moins conforme d’invariants et de schèmes, le chercheur y transcrit, interprète et compare plus de 800 mythes amérindiens et plus d’un millier de leurs variantes. Le mythe est cette parole structurante qui a survécu au temps, qui assure la continuité du groupe et de l’espèce. Aucun mythe n’est semblable à un autre, mais tous reviennent à la même chose, le passage de l’état de nature à celui de culture et la constitution d’un groupe humain en tant que tel. A la manière d’un astronome avec les étoiles lointaines, parfois déjà mortes, l’ethnologue capte la lumière de sociétés en voie d’extinction. Telle l’année-lumière, le mythe éclaire et mesure la nuit de l’espace-temps. Mais alors que les astronomes ont, sous l’œil de leurs télescopes de plus en plus puissants, une tâche aussi infinie que l’espace qu’ils scrutent, les ethnologues voient le territoire de leur quête se rétrécir comme peau de chagrin. Le monde s’uniformise, la planète s’aplatit.

L’Académie française

C’est un «regard ethnographique» que Lévi-Strauss pose sur la Sorbonne occupée de 1968. Plus tard, il parlera du «regard éloigné», formule empruntée au théâtre nô japonais et qui lui semble correspondre à la meilleure attitude possible de l’anthropologue, celle de la distance et du recul par rapport à son objet d’observation. Son jugement sur les événements de mai est très dur : «Une fois passé le premier moment de curiosité, une fois lassé de quelques drôleries, Mai 68 m’a répugné.» Il n’admet pas qu’on coupe des arbres pour faire des barricades, que des facultés soient transformées en «poubelles», que le travail intellectuel soit paralysé par la «logomachie». Pire, «Mai 68 a représenté la descente d’une marche supplémentaire dans l’escalier d’une dégradation universitaire commencée depuis longtemps.» La rupture, déjà consommée, avec sa jeunesse marxiste et socialiste, est patente et définitive. De plus en plus conservateur au sens philosophique du mot, Lévi-Strauss est le contraire d’un intellectuel engagé : après 1945, et hormis pour prendre la défense des Amérindiens, il ne se prévaut jamais de son autorité intellectuelle pour prendre des positions publiques et commettre ce qu’il juge des «abus de confiance». De la même manière, il n’évoquera que très peu sa judéité et le rôle qu’elle a pu jouer dans sa vie. Dans son discours de réception à l’Académie française, où il est élu en 1973, il revendique ce conservatisme en expliquant qu’une société ne peut vivre sans rite et qu’il croit de son «devoir de citoyen et d’ethnologue» de contribuer à garder en vie un des derniers lieux en France où le rituel subsiste. Il dénonce par la même occasion le rôle dangereux, selon lui, des maîtres à penser qui prétendent détenir la vérité. C’est dans Tristes Tropiques qu’il a défini le fondement théorique de son désengagement : l’ethnologue «a choisi les autres et doit subir les conséquences de cette option : son rôle sera seulement de comprendre ces autres au nom desquels il ne saurait agir, puisque le seul fait qu’ils sont autres l’empêche de penser, de vouloir à leur place, ce qui reviendrait à s’identifier à eux. En outre, il renoncera à l’action dans sa société, de peur de prendre position vis-à-vis de valeurs qui risquent de se retrouver dans des sociétés différentes, et donc d’introduire le préjugé dans sa pensée».

La retraite

En 1982, Claude Lévi-Strauss prend sa retraite et Françoise Héritier lui succède à la tête du Laboratoire d’anthropologie sociale. Le vieil homme au profil d’aigle continue de travailler et de voyager, au Canada (versant Pacifique), au Japon (dont la civilisation le fascine). En 1985, il accompagne le président François Mitterrand au Brésil, où il retourne pour la première fois depuis presque cinquante ans et où il est resté très célèbre. Pour ses 80 ans, le musée de l’Homme lui consacre une grande rétrospective, «les Amériques de Claude Lévi-Strauss». En 1991, à la veille du 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, il publie Histoire de Lynx, un retour aux sources mythologiques du dualisme amérindien et un hommage à l’«ouverture à l’Autre» que manifestèrent les Indiens lors de leurs premiers contacts avec les Blancs, «bien que ceux-ci fussent animés de dispositions très contraires» : «Le reconnaître quand on s’apprête à commémorer ce que, plutôt que la découverte, j’appellerai l’envahissement du Nouveau Monde, la destruction de ses peuples et de ses valeurs, c’est accomplir un acte de contrition et de pitié.» En 1995, Saudades do Brasil, un album de photos choisies parmi les 3 000 négatifs de ses expéditions au Brésil, peut se lire, quarante ans après, comme un codicille illustré de Tristes Tropiques. Lévi-Strauss n’y masque pas sa colère et dénonce le nouveau cataclysme en cours, celui de la dévastation des derniers territoires indiens et de l’acculturation de leurs populations. Une destruction qui, selon lui, menace à son tour l’Occident : «Expropriés de notre culture, dépouillés des valeurs dont nous étions épris – pureté de l’eau et de l’air, grâces de la nature, diversité des espèces animales et végétales -, tous indiens désormais, nous sommes en train de faire de nous-mêmes ce que nous avons fait d’eux.»

La fuite du temps

Fils de peintre, photographe, Lévi-Strauss s’est intéressé sa vie entière à l’art sous toutes ses formes : la peinture, la littérature, l’opéra et la musique, qui a été sans doute sa plus grande passion. Il voit un lien évident entre les mythes et la musique. Selon lui, «les structures mythiques préfiguraient à l’état latent les formes musicales». Les quatre volumes de Mythologiques sont d’ailleurs construits comme une tétralogie, une sorte d’oratorio géant, dont les titres de chapitres évoquent tour à tour thème et variations, sonate, fugue et cantate. Nourri de culture classique (Poussin, Diderot, Baudelaire, Rameau, Wagner) et confronté aux œuvres d’art des civilisations indigènes, esthète et ethnologue, il a tissé entre ces mondes des correspondances, mis en relief une forme de continuité. Pour lui, «les hommes ne diffèrent, et même n’existent, que par leurs œuvres. Comme la statue de bois qui accoucha d’un arbre, elles seules apportent l’évidence qu’au cours des temps, parmi les hommes, quelque chose s’est réellement passé.»

Cette confiance dans l’art et la recherche intellectuelle ne cache pas le pessimisme assez constant du savant. Non seulement il ne se sent pas à l’aise dans son époque (il s’est toujours considéré comme un homme du XIXe siècle alors que sa vie embrasse tout le siècle suivant), mais l’ethnologue est «victime d’une sorte de déracinement chronique» : «Plus jamais il ne se sentira chez lui nulle part, il restera psychologiquement mutilé.» Dans un incessant va-et-vient entre un passé obstiné et une modernité prédatrice, il mesure non seulement la fuite du temps, mais aussi la douleur de l’histoire et le caractère profondément dérisoire de la condition humaine : «Le moi n’est pas seulement haïssable : il n’a pas de place entre un nous et un rien.» Ce sentiment de vanité anime la fin de Tristes Tropiques : «Le monde a commencé sans l’homme et il s’achèvera sans lui. Les institutions, les mœurs et les coutumes, que j’aurai passé ma vie à inventorier et à comprendre, sont une efflorescence passagère d’une création par rapport à laquelle elles ne possèdent aucun sens, sinon peut-être de permettre à l’humanité de jouer son rôle.» Enoncée comme un froid un résultat d’expérience scientifique, telle est la mélancolie profonde de l’ethnologue. Tristesse des tropiques, où plus que jamais, l’homme est nu.

Fonte: Liberation

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*”Irrazionalizzazione” del MiBAC: scomparsa dei profili DEA, lettera congiunta AISEA – ANUAC – SIMBDEA – Funzionari DemoEtnoAntropologi MiBAC

Pubblicato da benimmateriali su 4 Novembre 2009

mibacstrano

AISEA – ASSOCIAZIONE ITALIANA PER LE SCIENZE ETNOANTROPOLOGICHE
ANUAC – ASSOCIAZIONE NAZIONALE UNIVERSITARIA ANTROPOLOGI CULTURALI
SIMBDEA – SOCIETÀ ITALIANA PER LA MUSEOGRAFIA E I BENI DEMOETNOANTROPOLOGICI
Coordinamento Funzionari DemoEtnoAntropologi MiBAC

 
Roma 30 ottobre 2009

Alla cortese att.ne  
Ill.mo Arch. Antonia Pasqua Recchia,
Direttore Generale per l’organizzazione, gli affari generali,
l’innovazione, il bilancio ed il personale,
Via del Collegio Romano 27 – 00186 ROMA

Dott. Danilo Tantari, Dott.ssa Elvira Gentile
ARAN, Agenzia per la rappresentanza Negoziale delle Pubbliche Amministrazioni
Via del Corso, 476 – 00186 ROMA

 
Il Comitato permanente, costituito dall’Associazione Italiana per  le Scienze EtnoAntropologiche (AISEA), l’Associazione Nazionale Universitaria Antropologi Culturali  (ANUAC) e la Società Italiana per la Museografia e i Beni DemoEtnoAntropologici (SIMBDEA), insieme al Coordinamento dei funzionari Demoetnoantropologi del Ministero per i Beni e attività Culturali (MiBAC), nel ribadire i contenuti delle lettere già inviate al Ministero, in merito alla ventilata abolizione del profilo di Demoetnoantropologo, chiede:

-che il profilo professionale di Demoetnoantropologo venga mantenuto nella sua autonomia con specifica declaratoria  all’interno dell’area 3, conservazione, valorizzazione e fruizione del patrimonio, e che pertanto non venga riassorbito in alcun altro, dal momento che esprime una competenza distinta, del tutto specifica;
- che il profilo professionale di Demoetnoantropologo non solo venga mantenuto, ma che trovi esito in un corrispondente ruolo all’interno degli organici del MiBAC,  tanto più che le Sovrintendenze storico-artistiche ed il Codice dei Beni culturali del paesaggio fanno specifica menzione ai beni etnoantropologici.

Alla luce di quanto sopra detto, il Comitato permanente chiede di essere ricevuto al più presto e in ogni caso prima di ogni eventuale decisione,  al fine di poter rappresentare le proprie istanze.
In attesa di tale auspicato incontro, esprimiamo insieme ai ringraziamenti rispetto a quanto si riterrà di fare e alla nostra disponibilità per ogni ulteriore avanzamento, i nostri migliori saluti.

 
Prof. Luigi Lombardi Satriani – Presidente AISEA
Prof. Luisa Faldini – Presidente ANUAC
Prof. Pietro Clemente – Presidente SIMBDEA

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*”Irrazionalizzazione” del MiBAC: scomparsa dei profili DEA, intervento di Sandra Puccini

Pubblicato da benimmateriali su 29 Ottobre 2009

mibacstrano

Riportiamo l’articolo di Sandra Puccini pubblicato nell’edizione nazionale de L’Unità del 20 ottobre 2009 (pag.24 – sezione Cronaca Italia)

L’inesorabile distruzione delle nostre radici culturali

Nel 1911 si teneva a Roma l’Esposizione universale per celebrare il cinquantenario dell’Unificazione italiana. In quella occasione, in un tempo nel quale la diversità degli italiani era considerata un valore e una ricchezza per comporre i lineamenti dell’identità nazionale, accanto a mostre d’arte e di architettura, venne allestita nella capitale la più grande raccolta di oggetti popolari mai realizzata nel nostro paese. Artefice e organizzatore della Mostra fu Lamberto Loria: un celebre etnografo che, dopo dieci anni di viaggi tra i popoli extraeuropei, aveva deciso di rivolgere alla cultura delle nostre classi subalterne la sua esperienza. Sono passati quasi cento anni e ci avviciniamo velocemente alla celebrazione del centocinquantesimo anniversario di quell’evento. Ma siamo ben lontani dall’entusiasmo di allora: lo dimostrano i ritardi, le rimozioni, le polemiche e le discussioni anche aspre che circondano la preparazione dell’anniversario. Ma c’è poco da stupirsi: i tempi sono oggi cambiati e la diversità (ogni tipo di diversità) è inquietante, fa paura e serve a mettere paura. Del resto molti di coloro che ci governano sono imprigionati in una visione dell’identità meschina e ristretta pari solo all’ignoranza gretta che guida le loro proposte politiche (straparlano di dialetti, evocano il nome di Cattaneo – che certo si rivolterà nella tomba – e si vantano di usare il tricolore come carta igienica). Competenze e interessi etno-antropologici avevano preso forma e rilievo dal 1869, quando a Firenze erano sorti insieme la prima cattedra di Antropologia e il suo Museo Nazionale (tra i primi a nascere nel mondo occidentale), saldandosi agli studi folklorici: così da documentare a tutto campo tanto la ricchezza dei così detti “beni immateriali”, quanto la vita dei popoli. Fiabe, leggende, poesie, canti, danze, consuetudini, riti, feste e poi cibi, usi, attrezzi di lavoro, abiti e apparati cerimoniali. Nell’insieme, un patrimonio enorme fatto di oggetti, immagini, narrazioni, comportamenti che l’Unesco ha classificato come “patrimonio dell’umanità” e che – proprio come i nostri beni storico-artistici – fa dell’Italia un paese unico in Europa. Un patrimonio vitale, la cui tutela e organizzazione richiede ovviamente competenze disciplinari specifiche e aggiornate. Nel nostro paese sono almeno un migliaio i musei della civiltà, del mondo o del lavoro contadino, delle tradizioni popolari, del folklore, etnografici, antropologici e via continuando con le molte denominazioni che essi assumono (e che hanno assunto) nel tempo e nello spazio. Naturalmente questi luoghi, per essere allestiti, promossi, gestiti, richiedono l’uso di saperi particolari: precisamente quelli che vanno sotto il nome di demo-etno-antropologici, che si formano attraverso corsi universitari e scuole di specializzazione. Conoscenze professionali riconosciute dallo stesso Codice dei beni culturali e del paesaggio. Tutti i tipi di musei che ho ricordato sono luoghi della trasmissione della memoria, vere macchine del tempo che mettono in comunicazione il passato con il presente, i bambini con gli anziani, le tradizioni degli altri con le nostre. E forse, proprio attraverso il contatto con le piccole e le grandi cose della vita quotidiana, aiutano ad immaginare un futuro radicato nella realtà storica e antropologica della nostra società. Il lungo preambolo era necessario. Parlo di temi culturali, che non hanno a che fare con la perdita di posti di lavoro o con la precarietà: ma che tuttavia impoveriscono le nostre possibilità di conoscenza. Già da qualche anno la direzione dell’Istituto Centrale per la Demoantropologia è stata affidata a storici dell’arte: un nonsenso, malgrado molti musei etno-antropologici abbiano anche un notevole valore estetico. Ma in questi giorni il Ministero dei Beni culturali (con l’avallo dei sindacati di categoria) ha stabilito che i nuovi profili professionali dei dipendenti non comprendano più le competenze antropologiche, accorpandole a quelle a quelle storico-artistiche. Se questo progetto si realizzasse, non solo verrebbero mortificate le professionalità di tutti quelli che lavorano nei nostri musei, ma si farebbe tabula rasa della storia ultracentenaria legata allo sviluppo delle discipline antropologiche italiane. Inoltre si amputerebbe il nostro patrimonio culturale di quelle conoscenze specifiche che sono state (e continuano ad essere) legate alla rappresentazione della vita delle classi subalterne. Naturalmente, il mondo dei museografi e delle istituzioni antropologiche prepara iniziative e mobilitazioni. Ma mi chiedo – e vi chiedo – se non sia questa, in un paese che sembra vergognarsi della sua storia, l’ennesima forma di “revisionismo” o meglio, di obliterazione delle nostre radici culturali. Intanto dall’altra parte – dalla parte di chi fa le leggi e probabilmente i regolamenti – si inventano miti celtici e altra paccottiglia volgare.

Sandra Puccini

fonte: L’Unità

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